Corriere della Sera (Torino)

Fri 1 Dec 2017

Felice ritorno. Carcano torna a casa suonando un Manzitti ispirato a Beethoven ed è subito successo

 

Artalinna

Sat 3 Sep 2016

Dans les secrets de Brahms

Je ne savais rien de Gabriele Carcano, sinon qu’à l’égal de son compatriote Giulio Biddau, il avait étudié avec Aldo Ciccolini, avant que ne tonnent les premières mesures de « sa » Sonate en fa mineur de Brahms. Vraiment sa « Sonate », orchestrale, de tempo ample, de sonorité grondeuse, avec cet art de tendre le discours par la nuance piano que je n’y avais pas surpris depuis Claudio Arrau.

Car ce qui le dispute aux doigts, et aux simples moyens physiques – proprement admirables – chez ce jeune pianiste turinois tout juste entré dans sa trentaine, c’est la clarté de la conception, l’évidence des phrasés, la logique interne d’une construction osée qui alterne forme sonate et esprit rapsodique pour produire ce ton épique de ballade si caractéristique au piano du jeune Brahms. Toucher plein qui ne claque jamais, incroyables capacités de retrait du son qui creusent les paysages pour mieux en faire sourdre une prégnante poésie, art de la pédalisation qui rend clair le sombre le plus sombre, conception très libre et pourtant rigoureuse du temps musical – pas de rubato mais des suspensions : voilà un pianiste destiné à Brahms.

La Sonate vous transportera vers ses secrets comme rarement, mais le Scherzo Op. 4, plus alerte que rageur, d’un giocoso un peu fantasque dévoile toute l’imagination dont ce toucher volatile et pourtant orchestral est capable : il ya des trompettes et des fifres ici, comme il y avait dans la Sonate des altos et des cors anglais.

Au centre du disque, quelle que soit l’excellence de réalisation des deux opus qui l’encadrent, se love l’un des plus beaux et des plus secrets opus du piano de Brahms, l’un de ses plus émus et émouvants, les Variations sur un thème de Robert Schumann dont Brahms porta une après l’autre chaque variation à Clara Schumann à mesure qu’il les avait achevées.

Elles jalonnèrent une grande part de l’année 1854 alors que le compositeur de Kreisleriana était interné, Brahms dans une économie de moyens sidérante y imagine déjà la lyrique automnale de ses ultimes opus. N’entre pas ici qui veut, le pianiste y est mis au défi de comprendre le plus intime des pensées du compositeur qui ne le lui laisse guère d’espace pour briller, mais au contraire le champ ouvert à sa poésie.

En aède, Gabriele Carcano a tout compris de ce cycle fragile et profond, qu’il ourle d’un sentiment tragique à peine esquissé. Merveille tapie au sein d’un album somptueux, enregistré avec art par Christiane Voitz, un nouvel opus du très beau catalogue pianistique que construit avec patience et ténacité Dieter Oehms. Il a l’oreille absolue pour le piano : après Michael Endres, après Herbert Schuch, espérons qu’il accompagnera longtemps et avec constance Gabriele Carcano : quelque chose me dit que Schumann et Beethoven lui iraient tout aussi bien.

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Fri 7 Oct 2016

"Un'interpretazione che esalta Brahms"

"Un'interpretazione che esalta Brahms"

L'avvincente programma, il suono meravigliosamente controllato eppure vivido e appassionato dell'interprete conquistano al primo ascolto. Carcano ha il coraggio di guardare musicalmente negli occhi il pianismo audace, giovanile eppure già maturo, di un autore che a vent'anni capì di aver già concluso volontariamente la sua esplorazione del mondo romantico a lui coevo. Ma anche accettando la configurazione formale tradizionale che in seguito il suo pianoforte avrebbe respinto, il giovane Brahms è già in grado di lavorare su tinte musicali che sappiano fondere slanci e pre-crepuscolarismi, su fraseologie originalmente configurate, su densità pianistiche inedite.
Frutto di un studio preventivo, anche caratteriale, profondo, l'interpretazione di Carcano colpisce subito per lo splendore, la purezza e la ricchezza matura d'inflessioni poetiche.

L'Herault du jour

Thu 20 Nov 2014

Beethoven 5th Concerto - Orchestre National Montpellier

Beethoven 5th Concerto - Orchestre National Montpellier / Ion Marin

"The pianist Gabriele Carcano is completely in his element, he has no technical difficulties and interprets this well-known piece in a wonderfully expressive and romantic style. He's a virtuoso when needed but knows when to dialogue with the orchestra, which elegantly responded him."

- Alain Breton

 

Corriere della Sera

Fri 16 May 2014

Orchestra Verdi Milano Beethoven

Solista per il concerto nr. 3 di Beethoven è stato il giovane torinese Gabriele Carcano, che ha fatto un debutto meraviglioso con l'orchestra, quella sera Ha una tecnica brillante con grande precisione nell'articolazione. Egli ha mostrato, tuttavia, grande sensibilità nel suono: nessuno degli accordi ha mai prevaricato la melodia nelle sezioni cantabili.
Carcano ha offerto poi una Sonata di Scarlatti eseguita con grande delicatezza.
 

Suddeutsche Zeitung

Sat 14 Dec 2013

Thought through every detail - Munich Herkulessaal

"...the concert was wonderful: Carcano is a sculpture of sound. An aesthete.
His performance of some of Scarlatti's Sonatas was exquisite. High-precision, refined dynamic graduation, elegant in tasteful accents and the discreet use of pedal [...]
It was enchanting how, in the Schubert-Liszt transcriptions, the melody came out from the dense writing, Carcano filling it with life."

The Washington Post

Mon 18 Nov 2013

Musicians from Marlboro

"Gabriele Carcano produced music of zest and passion […] displaying sparkling-clean finger work."

www.concertclassic.com

Fri 8 Oct 2010

GABRIELE CARCANO L’esprit et le cœur

1er Festival « L’Esprit du Piano » de Bordeaux - L’esprit et le cœur

A vingt-quatre ans, l’Italien Gabriele Carcano  affirme un art déjà très abouti. Beethoven est à l’évidence l’une de ses terres d’élection : il pas donné à tous de parvenir à autant de relief et de vie dans une sonate assez mal aimée telle que la n° 11 op. 22. Entre tension et lyrisme, Carcano trouve le juste chemin avec un impeccable sens de la construction que l’on n’apprécie pas moins dans une « Pathétique » dont l’ardeur jamais précipitée des mouvements vifs et la simplicité de l’Adagio révèlent un styliste de premier ordre et une superbe technique, jamais imbue d’elle-même. Rien de tel pour accomplir des prodiges dans deux Schubert/Liszt touchés par la grâce et un Gaspard de la Nuit qui rejette tout effet de manche au profit d’une étrange et poétique approche, comme sortie d’un songe…

Alain Cochard     Bordeaux, Grand Théâtre, 8-10 octobre 2010

 

A 24 anni, l’italiano esprime già un arte di grande maturità. Beethoven è chiaramente uno dei suoi terreni d’ elezione: non è dato a tutti di raggiungere tanta semplicità e vita in una sonata così poco amata come la n. 11 op. 22. Tra tensione e lirismo, Carcano trova la strada giusta con un impeccabile senso della costruzione che si apprezza egualmente nella Patetica il cui ardore mai eccessivo nei movimenti veloci e la semplicità dell’ Adagio rivelano uno stile di prima classe e una tecnica superba,. Prodigiosi i due Schubert / Liszt toccati dalla grazia e un Gaspard de la Nuit, che rinuncia ad ogni effetto competitivo in favore di un approccio poetico, come l’ uscita da un sogno ...

Dazebao

Wed 16 Dec 2009

tocco che delizia e sorprende, che realmente illumina

così viene descritto il pianismo di Gabriele Carcano che ha sostituito il forfait improvviso di Till Fellner all'Istituzione Universitaria dei Concerti, Roma ...
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Dazebao

Sun 12 Apr 2009

Gabriele Carcano alla IUC. Un tocco da talento.

Il M° Carcano stupisce dal principio per la maturità del tocco, per il timbro brillante e per una capacità interpretativa davvero rara per un giovanissimo....
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L'eco di Bergamo

Wed 7 May 2008

Piano con personalità

...due sonate di Beethoven, nelle quali ha dimostrato di padroneggiare il pianoforte con grande personalità...soprattutto nella famosa Patetica, Carcano ha dato un saggio della sua capacità interpretativa cogliendo tutte le sfumature del brano....
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La Gazzetta di Mantova

Fri 15 Feb 2008

Prova di sensibilità e gioventù

Sicura e lucente la prova di Carcano (slanciate cadenze d’impronta cembalistica firmate da Wanda Landowska) sulla scorta di uno sperimentato colloquio con l’orchestra mantovana perfezionato in una recente tournée...
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La voce di Mantova

Tue 12 Feb 2008

Gabetta-Carcano: i giovani talenti alla corte di Haydn

Altrettanto apprezzato ed applaudito, Gabriele Carcano si è affermato dall'alto di una tecnica magistrale e di una sensibilità intimamente riservata....
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Il Giornale di Vicenza

Wed 30 Jan 2008

Toccante concerto per la Memoria

Una intesa perfetta amplificatasi quando si è unito il pianoforte del 22enne talentuoso Gabriele Carcano, solista eccezionale nel Concerto in sol maggiore K453 di Mozart. Una prova brillante per scioltezza, incisività, grazia e lievità......
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Artalinna

Thu 1 Jan 1970

Dans les secrets de Brahms

Je ne savais rien de Gabriele Carcano, sinon qu’à l’égal de son compatriote Giulio Biddau, il avait étudié avec Aldo Ciccolini, avant que ne tonnent les premières mesures de « sa » Sonate en fa mineur de Brahms. Vraiment sa « Sonate », orchestrale, de tempo ample, de sonorité grondeuse, avec cet art de tendre le discours par la nuance piano que je n’y avais pas surpris depuis Claudio Arrau.

Car ce qui le dispute aux doigts, et aux simples moyens physiques – proprement admirables – chez ce jeune pianiste turinois tout juste entré dans sa trentaine, c’est la clarté de la conception, l’évidence des phrasés, la logique interne d’une construction osée qui alterne forme sonate et esprit rapsodique pour produire ce ton épique de ballade si caractéristique au piano du jeune Brahms. Toucher plein qui ne claque jamais, incroyables capacités de retrait du son qui creusent les paysages pour mieux en faire sourdre une prégnante poésie, art de la pédalisation qui rend clair le sombre le plus sombre, conception très libre et pourtant rigoureuse du temps musical – pas de rubato mais des suspensions : voilà un pianiste destiné à Brahms.

La Sonate vous transportera vers ses secrets comme rarement, mais le Scherzo Op. 4, plus alerte que rageur, d’un giocoso un peu fantasque dévoile toute l’imagination dont ce toucher volatile et pourtant orchestral est capable : il ya des trompettes et des fifres ici, comme il y avait dans la Sonate des altos et des cors anglais.

Au centre du disque, quelle que soit l’excellence de réalisation des deux opus qui l’encadrent, se love l’un des plus beaux et des plus secrets opus du piano de Brahms, l’un de ses plus émus et émouvants, les Variations sur un thème de Robert Schumann dont Brahms porta une après l’autre chaque variation à Clara Schumann à mesure qu’il les avait achevées.

Elles jalonnèrent une grande part de l’année 1854 alors que le compositeur de Kreisleriana était interné, Brahms dans une économie de moyens sidérante y imagine déjà la lyrique automnale de ses ultimes opus. N’entre pas ici qui veut, le pianiste y est mis au défi de comprendre le plus intime des pensées du compositeur qui ne le lui laisse guère d’espace pour briller, mais au contraire le champ ouvert à sa poésie.

En aède, Gabriele Carcano a tout compris de ce cycle fragile et profond, qu’il ourle d’un sentiment tragique à peine esquissé. Merveille tapie au sein d’un album somptueux, enregistré avec art par Christiane Voitz, un nouvel opus du très beau catalogue pianistique que construit avec patience et ténacité Dieter Oehms. Il a l’oreille absolue pour le piano : après Michael Endres, après Herbert Schuch, espérons qu’il accompagnera longtemps et avec constance Gabriele Carcano : quelque chose me dit que Schumann et Beethoven lui iraient tout aussi bien.

Art

Thu 1 Jan 1970

Dans les secrets de Brahms

Je ne savais rien de Gabriele Carcano, sinon qu’à l’égal de son compatriote Giulio Biddau, il avait étudié avec Aldo Ciccolini, avant que ne tonnent les premières mesures de « sa » Sonate en fa mineur de Brahms. Vraiment sa « Sonate », orchestrale, de tempo ample, de sonorité grondeuse, avec cet art de tendre le discours par la nuance piano que je n’y avais pas surpris depuis Claudio Arrau.

Car ce qui le dispute aux doigts, et aux simples moyens physiques – proprement admirables – chez ce jeune pianiste turinois tout juste entré dans sa trentaine, c’est la clarté de la conception, l’évidence des phrasés, la logique interne d’une construction osée qui alterne forme sonate et esprit rapsodique pour produire ce ton épique de ballade si caractéristique au piano du jeune Brahms. Toucher plein qui ne claque jamais, incroyables capacités de retrait du son qui creusent les paysages pour mieux en faire sourdre une prégnante poésie, art de la pédalisation qui rend clair le sombre le plus sombre, conception très libre et pourtant rigoureuse du temps musical – pas de rubato mais des suspensions : voilà un pianiste destiné à Brahms.

La Sonate vous transportera vers ses secrets comme rarement, mais le Scherzo Op. 4, plus alerte que rageur, d’un giocoso un peu fantasque dévoile toute l’imagination dont ce toucher volatile et pourtant orchestral est capable : il ya des trompettes et des fifres ici, comme il y avait dans la Sonate des altos et des cors anglais.

Au centre du disque, quelle que soit l’excellence de réalisation des deux opus qui l’encadrent, se love l’un des plus beaux et des plus secrets opus du piano de Brahms, l’un de ses plus émus et émouvants, les Variations sur un thème de Robert Schumann dont Brahms porta une après l’autre chaque variation à Clara Schumann à mesure qu’il les avait achevées.

Elles jalonnèrent une grande part de l’année 1854 alors que le compositeur de Kreisleriana était interné, Brahms dans une économie de moyens sidérante y imagine déjà la lyrique automnale de ses ultimes opus. N’entre pas ici qui veut, le pianiste y est mis au défi de comprendre le plus intime des pensées du compositeur qui ne le lui laisse guère d’espace pour briller, mais au contraire le champ ouvert à sa poésie.

En aède, Gabriele Carcano a tout compris de ce cycle fragile et profond, qu’il ourle d’un sentiment tragique à peine esquissé. Merveille tapie au sein d’un album somptueux, enregistré avec art par Christiane Voitz, un nouvel opus du très beau catalogue pianistique que construit avec patience et ténacité Dieter Oehms. Il a l’oreille absolue pour le piano : après Michael Endres, après Herbert Schuch, espérons qu’il accompagnera longtemps et avec constance Gabriele Carcano : quelque chose me dit que Schumann et Beethoven lui iraient tout aussi bien.